La Résistance en Corrèze

La Corrèze a été une terre de Résistance à l’occupation allemande et à l’idéologie nazie, terre de collines et de forêts où les maquis ont mené la lutte clandestine, accueillant des combattants, hommes et femmes de toutes origines. Aventure collective, dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans et de l’Armée secrète, courage individuel des Justes, de la distribution de tracts aux sabotages et aux embuscades, la Résistance a été multiple dans ses lieux, ses organisations et ses actions.

Mais la Corrèze a payé à cette guerre un tribut à la hauteur de son engagement, de la répression orchestrée par le pouvoir collaborateur de Vichy au déchaînement de violence de l’occupant nazi par les exactions de la Wehrmacht et des divisions SS qui ont parcouru le département. Combattants de la Résistance et civils ont subi la même brutalité, qui a culminé dans les journées des 9 et 10 juin 1944 à Tulle avec la pendaison de 99 hommes par la division SS « Das Reich », tandis que 149 étaient déportés.

La mémoire de ces jours douloureux, portée par la sincérité de l’engagement résistant et traversée par les drames de l’occupation et des combats pour la Libération, est chère au coeur des Corréziennes et des Corréziens.
Elle s’incarne en de multiples sites commémoratifs et dans les collections de trois musées, à Brive-la-Gaillarde (Musée Edmond-Michelet), à Neuvic (Musée départemental de la Résistance Henri Queuille) et à Tulle. Le MCRDM, symbolisé par le monument de Vitrac-sur-Montane, a pour vocation de porter toutes les facettes de cette mémoire.

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Plaquette de présentation du MCRDM Pdf 3.53Mo

Historique du Mémorial

mémorial corrèze vitrac

En 2002, l’Union des Associations des Anciens Combattants Résistants Corréziens se met en place sous la Présidence d’Albert Uminski et Roger Lescure, représentant les deux principales tendances de la Résistance : Armée secrète (AS) et Francs-Tireurs et Partisans (FTP).

L’Union a œuvré, dès ses débuts, à l’implantation d’un monument commun à la mémoire de toutes les victimes de la guerre. Avec le concours du Conseil général de l’époque et l’accord des Autoroutes du Sud de la France (ASF), c’est l’aire de Corrèze, sur l’A89, à Vitrac-sur-Montane, qui a été retenue. Une croix de Lorraine à double fût, haute de douze mètres, a été conçue par l’architecte paysagiste François Bonnin. Réalisée en acier corten, elle domine le site et symbolise l’union de la Résistance corrézienne.

Le Mémorial Corrézien de la Résistance, de la Déportation et des Martyrs a été inauguré le 10 septembre 2004 en présence du ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, de Madame Bernadette Chirac, Conseillère générale du canton de Corrèze, de Jean-Jacques de Bresson, Président de l’Association Nationale des Médaillés de la Résistance Française, de Jean-Pierre Dupont, Président du Conseil général de la Corrèze et de Marcel Bachellerie, Maire de Vitrac-sur-Montane. Cette date inaugurale est depuis commémorée chaque année.

mémorial

La création du Mémorial Corrézien de la Résistance, de la Déportation et des Martyrs procède d’une exigence fondamentale : celle de la fidélité.
Fidélité à celles et ceux qui, en Corrèze, ont refusé la soumission, la compromission et l’oubli.
Fidélité à leur combat, à leurs sacrifices, à leurs valeurs.