Plus qu’un simple rendez-vous commémoratif annuel, le Mémorial rappelle ô combien la Corrèze est fidèle à son histoire, une Corrèze qui se souvient et qui transmet.
Le Mémorial Corrézien de la Résistance, de la Déportation et des Martyrs se situe à Vitrac-sur-Montane, sur l’aire de Corrèze de l’autoroute A89.
Inauguré en 2004, il est symbolisé par une Croix de Lorraine à double fût de douze mètres, hommage à l’union des mouvements de Résistance.
Lieu de mémoire incontournable en Corrèze, il rend hommage aux combattants, aux victimes civiles et aux déportés de la Seconde Guerre mondiale.
Histoire du Mémorial et de la Résistance en Corrèze
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Corrèze fut une terre de Résistance. Ses forêts et collines abritaient des maquisards qui menèrent sabotages, embuscades, actions clandestines et sauvetages.
Cet engagement eut un prix lourd : répression de Vichy, exactions de la Wehrmacht et massacres nazis. Le drame de Tulle, les 9 et 10 juin 1944 – 99 hommes pendus et 149 déportés par la division SS « Das Reich » – en est l’exemple le plus marquant.
Le Mémorial de Vitrac-sur-Montane perpétue cette mémoire et complète les lieux de recueillement présents dans le département, tels que le Musée Edmond-Michelet à Brive, le Musée Henri Queuille à Neuvic ou le musée de la Résistance et de la Déportation à Tulle.
La Résistance en Corrèze
La Corrèze a été une terre de Résistance à l’occupation allemande et à l’idéologie nazie, terre de collines et de forêts où les maquis ont mené la lutte clandestine, accueillant des combattants, hommes et femmes de toutes origines. Aventure collective, dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans et de l’Armée secrète, courage individuel des Justes, de la distribution de tracts aux sabotages et aux embuscades, la Résistance a été multiple dans ses lieux, ses organisations et ses actions.
Mais la Corrèze a payé à cette guerre un tribut à la hauteur de son engagement, de la répression orchestrée par le pouvoir collaborateur de Vichy au déchaînement de violence de l’occupant nazi par les exactions de la Wehrmacht et des divisions SS qui ont parcouru le département. Combattants de la Résistance et civils ont subi la même brutalité, qui a culminé dans les journées des 9 et 10 juin 1944 à Tulle avec la pendaison de 99 hommes par la division SS « Das Reich », tandis que 149 étaient déportés.
La mémoire de ces jours douloureux, portée par la sincérité de l’engagement résistant et traversée par les drames de l’occupation et des combats pour la Libération, est chère au coeur des Corréziennes et des Corréziens.
Elle s’incarne en de multiples sites commémoratifs et dans les collections de trois musées, à Brive-la-Gaillarde (Musée Edmond-Michelet), à Neuvic (Musée départemental de la Résistance Henri Queuille) et à Tulle. Le MCRDM, symbolisé par le monument de Vitrac-sur-Montane, a pour vocation de porter toutes les facettes de cette mémoire.
Rendez-vous annuels
- 27 mai : Journée nationale de la Résistance – échanges entre jeunes lauréats du Concours national de la Résistance et de la Déportation, témoins et historiens.
- 10 septembre : Cérémonie commémorative de la Résistance unie, de la Déportation et des Martyrs – organisée chaque année au pied de la Croix de Lorraine, en présence des autorités civiles et militaires, des scolaires et du public.
Historique du Mémorial
En 2002, l’Union des Associations des Anciens Combattants Résistants Corréziens se met en place sous la Présidence d’Albert Uminski et Roger Lescure, représentant les deux principales tendances de la Résistance : Armée secrète (AS) et Francs-Tireurs et Partisans (FTP).
L’Union a œuvré, dès ses débuts, à l’implantation d’un monument commun à la mémoire de toutes les victimes de la guerre. Avec le concours du Conseil général de l’époque et l’accord des Autoroutes du Sud de la France (ASF), c’est l’aire de Corrèze, sur l’A89, à Vitrac-sur-Montane, qui a été retenue. Une croix de Lorraine à double fût, haute de douze mètres, a été conçue par l’architecte paysagiste François Bonnin. Réalisée en acier corten, elle domine le site et symbolise l’union de la Résistance corrézienne.
La création du Mémorial Corrézien de la Résistance, de la Déportation et des Martyrs procède d’une exigence fondamentale : celle de la fidélité.
Fidélité à celles et ceux qui, en Corrèze, ont refusé la soumission, la compromission et l’oubli.
Fidélité à leur combat, à leurs sacrifices, à leurs valeurs.























